dimanche 13 mai 2018

femme a poils, petit retour d'expérience


Mi janvier 2018, j'ai commencé a me questionner sur l'épilation, je vous en ai fais part d'ailleurs ici
Avoir des poils a cette période de l'année n'était pas compliquée. 

Maintenant que le beau temps est arrivé, qu'en est il? 


Mes jambes


Et bien comme vous le voyez , ou pas, j'ai les jambes poilues. Enfin... je suis pas épilé depuis 3 mois , et de loin, ça se voit pas. 
Je suis donc sortie les poils a l'air libre , en robe sans complexe pour aller bronzer avec des copines qui elles s’épilent mais qui n'ont pas été choquée, amusée oui, mais sans plus. 
En même temps, je suis pas si poilue que ça finalement, les années de lourdes épilations on diminuer fortement ma toison. 

zoom sur le poils

Comme vous pouvez le constater, même de prêt c'est pas choquant. Ce n'est pas dégoutant , ni masculin. C'est juste des poils. Et c'est quelque chose d'intime, donc très peu de personne son ammener a regarder mes poils de prêt. Et dans notre société nombriliste, les gens ont autre chose a regarde que mes jambes ou mes aisselles. 
Pourtant je vais m'épiler encore, pas tout, pas tout le temps... les jambes surtout. Bien que ça ne soit pas moche, choquant ou autre, je préféré mes jambes sans poils, ma peau semble plus sèche avec les poils, ça donne un aspect peau de croco que j'aime pas. Surtout au niveau des genoux. 

Mais je sais aujourd'hui que si j'épile mes jambes , c'est surtout et avant tout pour moi, parce que c'est ainsi que je m'aime , et non pour correspondre à un critère de beauté. Je sais aussi que je ne vais pas partir a la chasse aux poils tous les 15 jours, je peux sortir sans être épilée sans me sentir mal à l'aise, moche , ou pas féminine. 

Et qu'en est t'il du reste du corps? 


aisselles non épilée depuis mi janvier 

Et bien mes aisselles je les aime au naturel. J'entretiens pour éviter qu'elles concurrence mes cheveux, mais elles sont bien comme ça. Je suis pas toute la journée les bras en l'air, donc c'est pas gênant. Niveau odeur , sincèrement avec mon déo fait maison et naturelle ça va , je n'empeste pas tout l'open space au travail. d'ailleurs personnes n'a vraiment remarqué que je m'épile pas. Et je trouve en rien que cela fasse négligée. Même avec une petite robe. 

Pour le pubis, je vais continuer a épiler se qui dépasse de la culotte, ça je trouve ça pas charmant du tout. Le reste ne me dérange pas, bien au contraire. Je pense que revenir en arrière est compliqué, un pubis épiler intégralement je trouve ça pas du tout sexy. Pas femme, mais très et trop enfant. 

Bref , je fais a ma sauce, comme je me sens, j'entretiens, mais je me prends plus la tête avec ça. C'est tellement intime que de toute façon personne ne voit, et je ne parle pas que du pubis. Il y a que dans les pubs que les gens s'embrasse a tout bout de champs les aisselles, ou dans l'intimité. Dans le quotidien personne n'y prête attention. 

D'ailleurs , petite anecdote: J'ai un petit garçon de 5 ans maintenant, curieux de tout. La dernière fois j'épilais mes jambes , et il m'a demandé pourquoi je faisais ça, limite choqué. 
Donc en réalité c'est vraiment une question d'éducation et de formatage. Si les hommes et les femmes n'étais pas sans cesses exposés a des images de femmes lisses comme Barbie, ça ne poserait question a personne. 

Et vous, vous en pensez quoi? 




samedi 12 mai 2018

Défi du moment: rien de neuf



Depuis quelque temps, je me pose pas mal de question sur ma façon de consommer. Il faut dire que je suis plutôt compulsive en terme d'achat... Et pas très consciente. 

J'ai eu envie de changer cela, et d'enfin agir en suivant mes vraies valeurs. Et donc je me suis fixé un défi: celui de ne plus rien acheter de neuf. Pas facile, mais j'ai envie de m'y mettre vraiment. 

Alors voici les règles: 


  • pas de vêtements neufs ( sauf les sous vêtements)
  • pas de décorations neuves ( privilégier le DIY)
  • pas Electroménager neuf 
  • pas de livres neufs
  • pas de bijoux, ou accessoires maroquineries neufs
les exceptions sont : les chaussures, les sous vêtements , et les matières premières qui ne peuvent être trouvées de secondes mains. 

l'objectif étant de faire des économies, ne plus dépendre des grosses entreprises, apprécier les objets tels qu'ils sont, ne pas gaspiller, encourager ma créativité. 

j'ai déjà commencer a trouver des endroits où consommer malin et conscient. Des friperies pas loin de chez moi, le réseau de l'application geev, les relais et associations, emaeus, ... 

Je vous ferais un petit topo d'ici un mois sur le comment je gère ( ou pas) le défi , et vous partager mes astuces. 

Et vous, me suivez vous dans ce défi? 


jeudi 10 mai 2018

de l'angoisse au TCA, mon témoignage


Ca fait un moment que je pense a faire cet article... et que je repousse. J’écris, j'efface... Je pleure, je stress, je me sens prête , et puis plus du tout... 
Encore maintenant j'écris sans savoir si je vais enfin appuyer sur le bouton " publier". 

C'est pas simple de mettre des mots sur des maux. Surtout ceux là... Pas facile d'expliquer l'inexplicable. De sortir la chose que l'on essaie d'enfouir, de cacher, de nier... 
Pas simple quand nous même on ne sait pas pourquoi, comment. 

Je vais essayer, ça sera très brouillon. Mais ça sera ce que c'est réellement, pas construit, pas clair, pas logique. 

Je ne serais plus vraiment dire quand cela à commencé. Mais déjà enfant j'étais une fillette angoissée. Et quand un trop grand stress était présent en moi, automatiquement mon corps comme pour se soulager, se tordait de douleur jusqu'au vomissement. Je pense que c'est comme ça que c'est venu... progressivement, partant d'un aspect naturelle de protection de mon corps, a quelque chose de compulsif, " maitrisé" , et destructeur. 

Je me souviens encore des nausées quand je devais me séparer de ma mère pour aller chez la nounou, une nounou qui était pas ma nounou habituelle. Stress, angoisse, boule au ventre, tristesse, peur, nausées, gargouillis, boule dans la gorge, larmes retenu, et puis vomissement, soulagement... et fatigue anesthésiante. 

J'ai " toujours" eu l'estomac fragile, j'avais facilement des gastros plus jeune. Même bébé parait il , j'avais souvent de fortes régurgitations. Vomir est un peu une seconde nature. 

Arrivée la fin du collège, ce qui était un simple réflexe naturel de mon corps, est devenu un peu plus, une sorte d’exécutoire. Une façon de me libérer de mes angoisses. Avec le début de la 3ème, le brevet, le choix d’orientation, la peur de ne pas y arriver, la peur d'y arriver... et venu doucement, perfidement , l'envie de soulager ce stress en trop. Et c'est a ce moment là que pour la première fois j'ai vomis. J'ai provoqué de moi même ce rejet. 
Quel soulagement d’éprouver cette fatigue, cet hébétement ou on ressent plus rien sauf la fatigue... 

Après la 3ème et mon brevet réussi, j'ai intégré un internat, pour faire des études qui me plaisaient. 
Mais qui m'angoissait. J'étais pas au niveau des autres ( une réalité ou juste un ressenti? Je ne sais pas) , je me sentais loin de ma famille, j'avais le stress permanent d'être en retard pour le train pour arriver a l'heure au cours du lundi, pareil le vendredi la peur de rater le train pour aller chez moi. C'est là que c'est vraiment installer ma boulimie vomitive. A l'internat. J'avais 15ans, 16 ans. 
C'était pas vraiment une histoire d'apparences, j'étais ni grosse , ni mince. Même si c'est vrai que je me suis toujours sentie en décalage avec mon corps de femme et mon esprit de petite fille. ( si bien que maintenant j'ai "ralenti" ma féminité au point d'être a l'inverse une femme coincée dans un corps de petite fille) 

Le cercle infernal c'est installé. L'angoisse venait, la boule au ventre, l'envie de pleurer de crier, et puis les vomissements forcés, avec le " bien être" qui arrivait ensuite. ce calme après la tempête émotive. 
Mais ensuite le vide , le gouffre était trop grand, trop présent. Rien dans le ventre, rien dans la tête, plus de ressenti, une trop grande anesthésie.. Alors pour combler, pour se remplir, se sentir a nouveau, j'ai mangé. Mangé sans écouter les limites, mangé a me rendre balourde, trop lourde, trop là, trop ... Et a sentir a nouveau la vie, l'angoisse, mon corps, ma tête, le stress, les autres autours, c'étais trop... Alors a nouveau je me suis faite vomir, pour retourner dans le silence de mon corps, le silence de la fatigue, la légèreté de l'esprit... 
Ce cercle infernal c'est inscrit en moi. C'était devenu la seule solution, la seule réponse. 
Ca a durer... longtemps... trop longtemps.

Maintenant je vais mieux. Même si les vomissements ne font plus partis de mon rythme de vie, ils sont encore présents, autrement. Trop de stress , d'angoisse, je "vomis " - rejette beaucoup de chose.

En parler est encore difficile , le sentiment de honte , et puis , l’anesthésie et le dénie masque encore beaucoup de chose.
Aujourd'hui je comprends mieux mes mécanismes , encore maintenant, trop de stress et les nausées sont là, trop d'émotions et l'envie de tout éjecter est là, trop de fatigue et l'envie de vie est là...
Mais je reconnais les signes, et je commence à devenir mature au niveau de ma gestion des émotions.
Je suis dans la bonne voie.

Je ne me relis pas, par peur de tout effacer, j'ai claquer les mots ici comme ils sont venus. Mon dernier " vomi" pour aller mieux et me libéré.
Un jour je me relirais, j'assumerais ce passé, sans me sentir sale et bête. Ce jour n'est pas encore là, mais il viendra. J'y travail. 

Mon témoignage ne fais peut être pas échos aux autres personnes souffrant ou ayant souffert de la boulimie vomitive. Ou peut être que si.
Les TCA ne sont pas forcement toujours liée à un idéal de minceur- maigreur, ça cache aussi un vrai mal être, une immaturité dans la gestion des émotions, une non connaissance de soit , et une façon de ne pas se confronter a soit.

Je ne sais pas vraiment comment finir cet article, mais je vous remercie de m'avoir lu.


Tu peux aller te brosser Martine!



Je profite du temps un peu gris de ce jours férier pour revenir sur mon blog que j'alimente pas autant que je le souhaiterais... 
J'ai depuis quelque temps envie de vous partager mes aventures vers une hygiène naturelle et " bienveillante" pour notre corps. 

Tout a commencé avec mes cheveux, j'ai voulu stopper la déchéance de ma chevelure pour avoir enfin des cheveux de princesse ou en tout cas des cheveux en bonne santé. Précédemment je vous ai parlé de mon arrêt des produits nocifs à commencer par les shampoings. 

Aujourd'hui c'est de l'hygiène de la peau que j'avais envie de vous parler. 


Stop au gel douche

Comme pour le shampoing , j'ai arrêter d'utiliser des gels douches en fin d'année 2017 pour aller vers les savons, et avec cela , la fabrication de savon maison. Pour le moment j'utilise de melt and poor pour la fabrication des savons, et je vais me lancer d'ici peu dans la vraie fabrication de savon a froid. 
Depuis que je fais cela, ma peau graisse moins vite, elle sèche moins vite aussi, surtout au niveau des jambes. La peau de croco c'est presque fini. Et surtout j'ai plus des plaques rouges et la peau qui tire sortie de la douche. Un vrai bien être. 

Fréquence de lavage

Alors là, c'est peu être le début du sujet qui fâche... 
Pourquoi laver notre peau tout les jours? Parce que l'on est sale me direz vous. Oui, mais vraiment sale? Peut on pas faire différemment? Est ce si bon que ça pour ma peau et mon corps? 
Je ne suis pas certaine, et puis un incident de chaudière en février m'a obliger a tester et faire ma propre expérience pour savoir si vraiment ne pas prendre de douche était si cracra que ça. 
Et bien non. 
Avant ma douche du soir était juste indispensable. Je me sentais mal de pas me laver, je pouvais rester loooonnngtemps sous la douche pour me décrasser. 
Et puis je me suis rendu compte que c'étais pas mon corps qui en avait besoin, mais ma tête , mes pensées qui devait être lavées. D'où l'importance de ma douche du soir, pour laver ma journée. 

Maintenant , je prends une vrai douche 1 fois tous les 2 ou 3 jours. Le reste de temps je me lave, mais autrement. Et 1 fois toute les 2 semaines je fais un bain de sel. Et je me sens bien, et je sens bon, et je suis propre. 

Se laver autrement

Tout les jours ( le soir) je fais ma toilette de chat, au lavabo avec un gant. Avant cela je fais 10 voir 15 minutes de brossage a sec. 
Je me lave soit au savon, soit a de l'eau mélanger a du bicarbonate. d'ailleurs j'aime de plus en plus la deuxième solution surtout pour les aisselles, les pieds, et les parties intimes. 
Le matin je fais aussi du brossage a sec , mais seulement sur mes jambes pour réveiller ma circulation sanguine un peu flemmarde. 


Le Brossage a sec

Voilà, on entre dans le vif du sujet. Qu'est ce que le brossage a sec? Et bien c'est le fait de brosser son corps, sa peau, à sec. Donc sur une peau non humide. 
L'intérêt est de décrasser les pores de la peau, l'aider a faire son travail , relancer la circulation lymphatique , et son renouvellement. 
La peau est un organe merveilleux. Qui travail dure pour notre corps et notre organisme. Elle nous permet entre autre de nous débarrasser de toxines encombrantes. En brossant notre peau on lui permet de faire ce magnifique et dure labeur. Et cela bien mieux que le savon ou le gel douche. 
Il se pratique des pieds à la tête avec des mouvements circulaire doux mais tonique. 
En plus de nous "laver" il permet de nous revigorer, ou relaxer suivant le moment ou celui ci est fait. 


Mes brosses

J'utilise 2 brosses. Une pour le dos avec son long manche elle m'évite de jouer les contorsionnistes. Et une autre ronde pour le reste du corps. 
Elles sont toutes les deux en poils naturel et végétal.
Celle pour le dos a un poil moins souple que l'autre. Il faut avant d'acheter sa ou ses brosses bien regarder la dureté des poils. Le brossage a sec ne doit en aucun cas être blessant, désagréable, et irritant. Souffrir pour être belle n'est pas la logique de cette démarche, bien au contraire. 


Et toi Martine, tu te brosse aussi? 






mercredi 2 mai 2018

Je suis une fille, et je n'ai pas de shampoing!




Si je vous dis que depuis plusieurs mois je n'utilise plus de shampoing... vous allez me prendre pour une cracra. ( " déjà qu'elle s'épile peu, alors là... eurk! bravo la nana") 

Et bien mes cheveux sont propre, beaux, et ils sentent... les cheveux et les poudres. 

Le no poo kesako

Vous connaissez surement, maintenant on en parle partout, plusieurs blogeuse on testé, un groupe facebook est là depuis bien longtemps... Mais au cas ou je vous explique les grandes lignes. 
Le no poo c'est l'arrêt des shampoings. On utilise donc d'autres choses pour laver nos poils de tête. 
La blogueuse Antigone a mis a l'honneur l'utilisation du bicarbonate de soude et du rinçage au vinaigre. Mais il existe bien d'autre façon de laver nos cheveux. 

Ce que j'utilise 


Principalement des poudres. J'ai testé le bicarbonate de soude mais j'ai pas été convaincu. Le rhassoul non plus, trop asséchant. 
J'ai pas testé les oeufs, ça me dégoute un peu. Et je tends vers le végétalisme donc j'évite les produits animaux. 
J'ai donc jeter mon dévolu sur la poudre de Shikakai, le hénné neutre ou colorant, le shampoing poudre Khadi et un shampoing solide au hénné de Codina. 


La poudre de Shikakai
poudre très fine , attention a ne pas l’inhaler. 
Elle se mélange a de l'eau tiède jusqu'a former une pate que l'on réparti uniformément sur le cuir chevelu. A laisser pauser 20 min. Puis rincer. 
J'adore cette poudre, elle laisse mes cheveux doux, propre, lisse, et volumineux. Je n'ai pas de problème de cheveux secs avec le shikakai. Et l'odeur est plutôt neutre. 

Le shampoing Khadi
c'est un fabuleux condensé de poudres ayurvédique mélangées ensemble. J'adore son odeur qui est celle du kapur kachi , et son éfficacité. C'est ma solution de lavage préférée; 
Elle s'utilise de la même façon que la poudre de shikakai. 

Le shampoing solide codina
Celui ci , je l'utilise peu, disons que c'est ce que je prends quand je suis pas chez moi et que je ne peux pas faire de tambouille. Les poudres en voyage c'est pas pratique. 
Niveau odeur , ça sent le cèdre je trouve. 
Je n'aime pas trop les shampoing solide, je trouve mes cheveux un peu poisseux avec, mais rien de dramatique. 


Fréquence de lavage
Ne pas utiliser de shampoing c'est bien , mais la fréquence des lavages est aussi très importante dans le soin des cheveux. 
Je lave mes cheveux une fois par semaine. Le samedi, ou le dimanche. C'est mon moment de calme et a moi. Du fait du temps de pause, ça me permet aussi d'apprécier le moment. Le mélange, la préparation. C'est un vrai rituel. 

Objectifs
J'aimerais réussir a espacer encore plus les lavages. Tous les 10 jours ça serais l'idéal. Pour y arriver je pense faire le mois sans rien pendant mes grandes vacances. Et ainsi réguler mon cuir chevelu. 


Et vous, avez vous tenté l'aventure du no poo? 





dimanche 14 janvier 2018

l'hypersensibilité, quand gérer ses émotions est un combat et source de troubles.




Encore un sujet que j'avais envie de partager, et dont j'ai envie de me libérer. Je préviens, ça risque d'être brouillon et je vais surtout parler de moi, de ma façon de vivre se que l'on nomme hypersensibilité. Je Ne connais que mon expérience, je ne vais donc pas parler de tout les signes les causes ou les symptômes de l'hypersensibilité.

Je suis née hypersensible. Dès mon plus jeune âge je sentais les émotions de façon très intense. Les séparations, les changements de rythme, de routine, les joies et les pleures étaient très vifs.
Dès l'enfance j'ai commencé à avoir du stress , des angoisses. A en vomir , a m'en couper l'appétit. A me rendre malade. Et à cela , certains adultes, dont une nounou ( gentille mais pas vraiment compréhensive) disaient de moi que j'étais "une comédienne", que " j’exagérais"... A côté , mon petit frère était un enfant plus serein. Plus facile bien que turbulent. Mais normal.

Dès la maternelle et même avant, je me rongeais les ongles de stress et de nervosité.Etre séparer de mes parents était un déchirement. Pourtant j'étais sage, et bonne élève.

Je me souviens des vacances scolaires au centre aérer, une monitrice avait fait remarquer à mes parents que je faisais toujours les activités manuelles. Et oui les enfants turbulents ça me stressais. Les jeux collectifs , très peu pour moi. Je suis un être sociable, mais malheureusement les cris , les bousculades, les rires, les moqueries, très peu pour moi.
Et j'avais la manie de vouloir être amie qu'avec les enfants dont les autres se moquaient. Ce qui me donnait d'affreux maux de ventres. Encore aujourd'hui quand je re pense a une petite fille du centre aéré avec qui j'avais sympathisé qui avait renversé son plat au midi et dont tout le monde avait rigolé, j'ai les larmes qui me vienne et cet affreux mal de ventre et revient.

En primaire , nous avons déménagé ma famille et moi. Et ça parce que mes parents attendaient un heureux événement.
Le déménagement avait de bon côté, j'allais être grande soeur une seconde fois, et puis on allait enfin vivre dans une maison, avec un petit jardin. Et en même temps cela voulait aussi dire, changer d'école, changer d'amie, changer d'air, changer de tout.
Je me suis trouvé à dormir dans une chambre immense, effrayante la nuit, et génial le jour pour danser comme bon me semblait.

La nouvelle école m'a semblé très étrange. J'étais avec mon frère devenue la curiosité du coin. Les enfants m'aimaient bien, et je me suis faites des amies rapidement. J'ai commencé à manger de plus en plus...

Au collège les enfants étaient moins sympathiques, et puis les hormones s'en sont mélées. Entre les règles, le corps qui change, les chagrins d'amours, les chagrins d'amitiés, et les injustices... Mon ventre a re commencé a me faire terriblement souffrir.
A cette époque la j'ai commencé à vouloir être comme les autres. A ne plus pleurer pour un rien, a être jolie, et aimée.
Pour éviter les pleures j'avais la nourriture. Et la dance, et le dessin.Et surtout ma bulle.
Buller , c'était une chose que je faisais, tout le temps, sans cesse, surtout avant de dormir ou lors de trop gros stress.

Et puis la nourriture. Le chocolat, les bonbons, le fromage fondu... Ca me détendait. M'apaisait.
Et ça calmait mon mal de ventre.

Au collège , là encore mes amies étaient pas les plus populaires, pas vraiment. Mais les plus gentils, les moins jugeant. Mais souvent victime de ces jugements. Trop grosse, trop sensible, trop bizarre... Bref des personnes normale pour moi et surtout pas source de stress. Même si je les ai vue triste, et pleurer bon nombre de fois. Ce qui me donnait mal au ventre et me rendait triste.
J'ai compris que plus tard que j'étais une éponge. Je sens la douleur des autres aussi intensément que ma propre douleur.
Comme si la mienne n'était pas déjà suffisante!

Le lycée les choses se sont empirées. Je suis allée en internat. Loin de ma famille. Enfin juste d'une vingtaine de kilomètre mais à 14 -15 ans c'était un drame. Une déchirure énorme. Un abandon tout les lundi matin avec ce même rituel prendre le train. Et donc en plus le stress de le raté ce fichu train. Et en même temps cet internat , c'était mon choix, c'était pour faire des études d'arts. Donc un déchirement là encore entre ma passion, mon envie, et l'horreur d'être loin de mes proches, loin de mes habitudes.

C'est là que pour gérer mes émotions que je n'identifiait pas justement, j'ai commencé à développer des troubles. Un trouble en particulier: la boulimie. ( si ça vous intéresse , je vous en parlerais plus longuement) Absorber, vomir, absorber, re vomir... C'était le même principe que absorbé, pleurer, mais en plus caché, en plus vicieux. Et je pensais bêtement que ça allait m’assommer assez pour ne plus avoir de stress, d'angoisse , de tristesse, de pleurs...

Mais non, ça n'arrangeais pas le truc. Et plus je voulais arrêter de ressentir des émotions, plus elles étaient intenses, et plus je les noyais dans la nourriture, et plus j'évacuais en vomissant.

Inutile de vous dire que l'alcool n'a pas était mieux que la bouffe. Et que pire ça faisait ressortir le truc encore plus fort.

a 16 ans j'étais épuisée, le corps complètement foutue, j'étais la reine des illusions, du " tout va bien, je vais bien". Et surtout je craquais pour rien.
Un mot gentil , des pleurs. De la fatigue, des pleurs. De la peur, des pleurs....
Et puis toutes les mutilations qui vont avec: ronger mes ongles, m'arracher les cheveux, me gratter au sang, me mordre, ma boulimie....

J'ai pleuré en passant mon bac, j'ai pleuré au permis, j'ai pleuré quand j'ai rencontré l'amour de ma vie... J'ai pleuré souvent. Et pas suffisamment pour soulager mon ventre, et pour sortir toutes les émotions ressentie a chaque minutes , à chaque moment, à chaque instant.

A trop vouloir les taire, j'ai oublié de les comprendre, de les écouter. De les entendre.


Mon hypersensibilité n'est pas que dans les pleurs. Elle est dans bien d'autres aspect de ma vie. Je suis sensible au bruit. Un rien peut me réveiller, et en même temps le tic tac du réveil me calme et m'apaise.
Je suis sensible à la lumière.
J'ai une très bonne vue, les jeux de différences, et les " où est Charlie " sont des jeux d'enfants pour moi. Et j'ai une grande sensibilité aux couleurs. Un atout dans mon ancien métier de styliste.
J'ai mon corps qui m'est parfois insupportable, qui me démange à me gratter a sang. J'ai le corps pleins de cicatrice d'ailleurs. Ma peau est hypersensible. Un frottement, une griffure et ma peau réagi vivement. Comme si j'avais mis ma main au feu.
La barbe de mon homme me brûle le visage lors de ses baisés enflammé.

C'est gênant pour moi, mais pour lui également. Car mon hypersensibilité, il l'endure autant que moi. Chaque mots, chaque bisous, chaque geste, chaque attitude, chaque situation peut être terrible pour moi, et donc pour lui aussi.
D'ailleurs mon amour est lui même un hypersensible. A sa façon propre a lui même. Et avec maladresse ont peu chacun tuer l'autre. Ca semble fort , ça semble trop. Mais c'est une réalité.
On vit tellement les choses avec intensité que ça peut être trop fort, pour le vivre.

J'ai fini par prendre des anti dépresseurs, ça m'a aider un temps. Mais ce qui m'aide le plus et qui fait que depuis 1 an et demi maintenant je vais" mieux". C'est que j'ai compris plus ou moins mon mode de fonctionnement. Et je ne lutte plus. Si j'ai envie de pleurer au travail je le ferais. Parce que c'est comme ça que j'évacue le trop plein. Je commence aussi à mettre des mots sur ce que je ressens, même si c'est difficile de faire le point , tant d'émotions me traversent d'un coup.
Méditer m'aide aussi , je gère un peu mieux les angoisses.

Mais je pense qu'apprendre à m'aimer et me respecter telle que je suis, aussi sensible que je suis c'est là la clé du bien être. Accepter que je ne peux pas être tout le temps heureuse, accepter que je suis angoissée, stressée, et une éponge à émotion.

Je sais que j'ai encore du mal a sortir de chez moi, ça me stress parce que les gens sont stresser et moi comme je suis une éponge ça me rend nerveuse.
J'ai encore du mal a aller dans ma famille et de réellement profiter. Je suis encore souvent dans l'angoisse du départ et du déchirement de la séparation. Mais je me sens plus en accord avec moi depuis que je met des mots dessus.

Y a t'il aussi des hypersensibles parmis vous? Racontez moi!






samedi 13 janvier 2018

femme a poils!



Sujet un peu délicat et tabou aujourd'hui. Et en même temps sujet qui a longtemps été pour moi complexes et blessures.

Je suis une femme, et j'étais une enfant poilue. Ca arrive c'est comme ça. A 6 ou 8 ans j'avais des cheveux au bras, des poils sur la tête, la vie est parfois cruelle.
Je n'ai pas tenue les comptes, j'ai arrêté, mais j'ai entendu tellement de fois: " t'es poilue" " oh le singe" " bahhhh c'est moche" " t'es plus poilue qu'un homme" ... les enfants, c'est cruel , et violent souvent.

Je ne vous dirais pas non plus combien de fois j'ai pleuré a cause de ces remarques, de ces regards. C'est devenu  un complexe, une blessure a part entière.

Au collège, j'en ai parlé a ma maman, et donc j'ai commencé a décolorer mes poils de bras, comme si les autres avait raison, et que c'était moche, dégouttant, et moi aussi par la même occasion.
Et puis doucement est venue l'épilation, ou la dépilation , des jambes, des aisselles et au lycée du maillot.

Geste qui me semblait normal, et me permettais de me sentir belle. Jolie et acceptable au regard des autres, choses que la Ophélie enfant et poilue n'était pas.

Pourtant tout cela était souffrance, je vous parle pas de la douleur de la bande de cire que l'on retire en faisant un décompte et en grimaçant. Mais les irritations de la peau, les sécheresses, les démangeaisons. Un calvaire qui me semblait nécessaire d'endurer pour être à l'abris des "agressions" des autres. ( le terme agression peut vous paraître un peu fort, mais comme je vous l'ai dis, pour moi c'est une vraie blessure).

J'avais donc pris le chemin de l'auto agression , pour éviter le regard des autres. Et ça a été comme ça longtemps. A ne plus supporter la repousse, un combat contre mon corps a tout instant.
Bientôt je vous parlerais des autres guerres que j'ai mené contre moi même.... Mais là ce n'est pas le sujet.

Et puis récemment , arrivé au bout du bout, j'en ai eu marre. Marre des cicatrices que laisse le rasoir tel des scarifications, marre des sécheresses de la peau, des brûlures de la cire, des repousses, des soirées gâchées a scruter ces poils.
Marre de ne pas m'aimer comme je suis. Alors j'ai posé les armes. Et pourtant j'ai tenté beaucoup de méthode, des plus douces au plus radicales... Mais c'était trop. Dans mon envie d'amour pour moi, il fallait que je me pose les vraies questions.

Pourquoi je m'épile? Est ce que je m'aime ainsi? Pourquoi je complexe? Dois je vraiment le faire? Et pour qui je le fais?

Et finalement j'ai compris qu'a aucun moment c'était pour moi que je le faisais. Que je m'imposer cela pour éviter le jugement des autres.

Alors pour le moment, c'est facile d'assumer, on est en hiver, personne ne vois mes poils. Mais moi chaque soir , seule devant mon miroir j'apprends doucement a aimer mon corps , et a être douce avec moi même. C'est pas évidement après toutes ces années de guerre. Mais plus les poils repoussent, plus j'apprend a être indulgente avec moi.

Aussi pour rebondir sur mon article sur la féminité, étrangement, le retour de mes poils, m'aide a me sentir femme. J'ai jamais vraiment eu le corps de femme que nous avons toutes naturellement de base. J'ai par l'épilation ralentie le temps, restant une éternelle enfant.

Et vous, avez vous tentez l'expérience, est ce aussi un complexe? Comment vous aimez vous, et pourquoi?